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CERTES, la liberté de la presse ne s'use que si l'on ne s'en sert pas. Mais elle s'use plus vite encore si l'on censure. Ou si l'on s'autocensure. Par l'omnimédiatique président qui court et qui est passé maître dans l'art d'utiliser les médias, le sujet est d'une brûlante actualité. Mais Sarko, l'ami de Bouygues, le frère de Lagardère, l'allié d'Arnault, s'il utilise les médias et entend être bien servi par eux, n'est pas le seul dans ce cas. La première des pressions sur les médias n'est pas politique, elle est économique. C'est celle des annonceurs qui, sous prétexte qu'ils font vivre les journaux, n'ont évidemment nulle envie de s'y voir maltraités.
''Le Canard '', fort de son indépendance d'abord financière, est plus à l'aise que nombre de ses confrères pour se pencher sur le sujet et ne s'en est pas privé dans '' Les nouveaux censeurs '', le '' Dossier du Canard '' qui paraît aujourd'hui. Et qui, des censures d'hier (un cahier historique de 20 pages) aux autocensurés d'aujourd'hui, se penche sans complaisance et sans la moindre censure évidemment sur tous ceux qui pratiquent l'art de cisailler l'information. Un numéro à ne pas manquer. '' Les nouveaux censeurs '', 82 p. , 5,35 euros. En vente dès aujourd'hui
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